Kin-dza-dza ! (1986)

Dans les années 1980, à Moscou, un ouvrier et un jeune étudiant cherchent à venir en aide à un sans-abri qui affirme être originaire d’une autre planète. D’abord amusés, les deux hommes se retrouvent subitement propulsés dans un ailleurs inconnu, où les humains vivent au milieu des sables, entre aridité, servitude et véhicules volants. Le retour vers la Terre s’annonce difficile !

« Kou ? »
– « Kou ! Kou ! »
– « Ku !! »

Ainsi parle-t-on quotidiennement sur la planète Plouk, perdue quelque part dans la mystérieuse galaxie Kin-dza-dza ! Les Tchatlan cohabitent avec les Patsaks, qui doivent porter une tsak (petite clochette) au bout du nez et se courber devant leurs supérieurs en signe de respect. On craint les eciloppe (policiers), on se damne pour quelques kts (des allumettes) et l’on paye avec des chatle pour obtenir de bien maigres objets de satisfaction. Le sable chaud inonde des paysages infertiles où l’eau est rare, aussi onéreuse que la nourriture et la gravitspfa, un petit composant qui permet aux véhicules de se mouvoir dans le ciel et dans l’espace.

Présenté en ces termes, KIN-DZA-DZA ! (Кин-дза-дза!), classique de la comédie de science-fiction soviétique, aurait de quoi dérouter le public français. Le film ressemble d’abord à un improbable mélange de LA SOUPE AUX CHOUX (Girault, 1981) et de MAD MAX (Miller, 1979) – potion peu ragoûtante, convenons-en. Pourtant, au-delà de la curiosité ironique, cette aventure extraterrestre filmée au milieu des années 1980, dans une Union Soviétique vieillissante, possède toutes les vertus qui permettent à un film de traverser le temps sans trop de dégâts : la satire, un humour absurde, une économie de moyens et une vision proactive du monde contemporain.

Plus qu’une dystopie dégénérée, propice à des situations ubuesques et des gags loufoques, KIN-DZA-DZA ! constitue surtout le regard désenchanté d’un artiste confronté aux transformations morales et technologiques de son époque. Si son message reste significatif aujourd’hui, c’est probablement en raison de son aspect universel, à la fois pragmatique et visionnaire.

L’idée de départ devait être une adaptation de L’île au trésor (1882) de Stevenson, transposée dans l’espace, avec une fusée comme navire et une planète comme île. Amusé par son idée, le réalisateur Gueorgui Danielia travailla avec le scénariste Revaz Gabriadze, compatriote géorgien et ami de longue date, pour transformer une histoire à peine esquissée en scénario présentable aux décideurs de la Mosfilm. Après une très longue période d’écriture, la Censure approuva le principe du tournage sur le seul nom du réalisateur, trouvant l’histoire et les dialogues parfaitement incompréhensibles.

Le tournage, en plein désert du Karakoum (au Turkménistan) fut une épreuve douloureuse pour le réalisateur, son équipe technique et les acteurs : en raison des chaleurs insoutenables, il était impossible de tourner en journée, entre le lever du soleil et le crépuscule. Une partie des décors (dont les modèles d’engins volants) s’égara dans les transports et c’est le KGB qui fut chargé, en catastrophe, de retrouver les objets … à Vladivostok ! Danielia avait imaginé des costumes précis pour les personnages mais toutes les équipes de la Mosfilm étaient occupées à travailler sur l’imposant BORIS GODOUNOV (1986) de Sergueï Bondartchouk ; l’équipe improvisa donc les défroques des acteurs à partir de vieux vêtements trouvés sur place.

Enfin, les scénaristes furent contraints d’opérer quelques changements dans leurs séquences et dialogues pour se mettre en conformité avec les nouveautés politiques du moment. Écrit sous Brejnev et Andropov, le scénario prévoyait l’utilisation massive et comique d’un mot, tout au long du film : « Kou ! » (« Ку » en russe). En lisant un journal annonçant le nom du nouveau dirigeant de l’Union Soviétique, Danielia constata que les initiales des prénoms de Konstantin Tchernenko étaient les mêmes К.У., ce qui aurait pu être interprété pour de la provocation à l’encontre du pouvoir. Par chance (pour les auteurs du film), le vieux dirigeant, déjà très malade, mourut avant la sortie du film. Toutefois, l’arrivée de Gorbatchev coïncida avec le lancement d’une nouvelle campagne anti-alcool, censée réduire une consommation nationale galopante. Aussi, la bouteille de tchatcha (alcool géorgien) présente dans le sac de l’étudiant fut transformée en bouteille de vinaigre et une scène d’ivresse fut supprimée du script.

Bien que résolu à tourner un film de science-fiction pour la jeunesse, le réalisateur Gueorgui Danielia savait à quel point son histoire pouvait aussi apporter un éclairage voilé sur les réalités du monde, au milieu des années 1980. D’emblée, il est aisé de rapprocher le désert infini de la planète Plouk d’œuvres d’anticipation dans lesquelles la Terre s’est transformée, sous l’action des hommes, en vaste champ inhospitalier, aride ou glacial. L’exploitation continuelle, à outrance, de toutes les ressources naturelles de la Terre (l’eau, l’air, les forêts …) est déjà au cœur de cette aventure. L’eau n’existe presque plus et doit se forer comme du pétrole, les sables recouvrent tout. Sur une autre planète, abandonnée, il n’y a plus d’air et la nuit compose une éternelle journée. Quant à Alpha, la seule planète où l’herbe est grasse et les forêts abondantes, elle est gardée comme un sanctuaire où les intrus sont transformés en plantes.

L’humain, trop humain, ne semble pas concevoir une autre forme de (sur)vie. Asservi par des normes sociales et une hiérarchie binaire (les privilégiés soumettent les défavorisés, à partir de critères de naissance improbables), l’homme de Plouk est une sorte de créature technologiquement très évoluée (les vaisseaux spatiaux) mais à la masse encéphale de plus en plus minime. Son vocabulaire est réduit à une dizaine de mots, dont le fameux « Kou » qui remplace à lui seul tous les autres mots. En ce sens, le film va encore plus loin que la novlangue de 1984 (Orwell, 1949), anticipant tout à la fois une simplification lexicale née de l’idéologie et de l’ignorance. Est-il besoin d’expliciter la terrible actualité de cette prophétie comique ?

Cet obscurantisme nous défend d’envisager Plouk ou la galaxie Kin-dza-dza comme un totalitarisme, proche des dystopies de Zamiatine (Nous autres, 1920), Huxley (Le meilleur des mondes, 1932) ou Orwell. Si un dirigeant est bel et bien vénéré, on le découvre assez vite comme une sorte de Néron déficient, pleutre, pataugeant dans une piscine, entouré de serviteurs benêts. Il n’y a pas de Big Brother sur Plouk, seulement des policiers intimidants mais parfaitement idiots, que la première astuce enfantine peut désarmer. Les habitants errent dans le désert, parfois dans des décombres (la grande roue), sans aucun but. La hiérarchie sociale, en forme de castes, est respectée par bêtise ou sous la rare menace d’une arme. Elle traduit l’asservissement intellectuel des êtres humains, forcés de rester dans des cages devant leurs supérieurs et de s’accrocher une clochette au bout du nez pour signifier leur infériorité. La couleur des pantalons désigne le niveau de respect que l’on doit à la petite élite de la planète (peut-être une façon de singer l’emprise des uniformes dans un monde bipolaire, en guerre froide).

Sans surprise, les hommes asservis, arriérés et confinés dans un environnement hostile, conservent un « bon sens » mercantiliste qui désarçonne les deux visiteurs soviétiques. La seule préoccupation humaine sur Plouk est d’ordre monétaire. Les policiers volent dans les poches des habitants, les habitants mendient pour quelques objets de valeur et leur seule trace d’intelligence se manifeste lorsqu’il est question de faire du profit : le duo comique qui aide les deux terriens égarés n’hésite pas à fomenter le projet de racheter une planète abandonnée pour monnayer son oxygène.

KIN-DZA-DZA n’est pas une œuvre dissidente, cherchant à dénoncer les affres de la société communiste ou du monde capitaliste. Avec humour, ironie et loufoquerie, le réalisateur montre la dérive tragique des sociétés contemporaines vers de sombres lendemains : la destruction de la planète par goût du profit, la décrépitude de la morale, l’asservissement volontaire des hommes. La politique, l’idéologie sont accessoires. Mais, à la différence de la majorité des dystopies, le film n’est pas placé dans un futur plus ou moins proche. Le film débute dans la Moscou des années 1980 et les deux voyageurs se trouvent dans un monde parallèle, pas dans une société futuriste. Danielia, en humaniste, filme un miroir, non une boule de cristal – ce qui le différencie peut-être du film américain IDIOCRATY (Judge, 2006), dont le scénario explore des thématiques semblables.

Toutefois, KIN-DZA-DZA reste l’œuvre d’un humaniste soviétique. Les deux personnages principaux, interprétés par Stanislav Lioubchine (Oncle Vania) et Levan Gabriadze (l’étudiant au violon), sont des modèles de probité, éloignés des tentations pécunières et capables de refuser de retourner sur Terre pour sauver deux baladins roublards. Du reste, les deux énergumènes (excellents Evgueni Leonov et Youri Yakovlev) sont des comédiens sur leur planète – comédiens forcés de faire leur numéro dans une cage, pour quelques pourboires jetés par les privilégiés. À défaut d’être révolutionnaire, Danielia sait se faire taquin.

Faut-il se piquer de considérer KIN-DZA-DZA comme un chef d’œuvre ? Son ambition esthétique et la finesse de son scénario à plusieurs degrés de lecture assurent incontestablement sa pérennité. Chaque visionnage laissera au spectateur l’occasion de découvrir de nouvelles subtilités, de plus en plus sombres, sans penser à ce jour fatidique où il ne sera plus visionnaire mais synchronique. Bien sûr, d’un point de vue formel, certains éléments de décors ou trucages pâtissent des progrès technologiques ; certaines influences culturelles semblent datées : le décor post-apocalyptique dans les sables ou les costumes steampunk, très à la mode dans les années 1970/1980 avec LA PLANÈTE DES SINGES (Schaffner, 1968), la série des MAD MAX (Miller), APOCALYPSE 2024 (Jones, 1975), LE DERNIER COMBAT (Besson, 1983), etc.

Ce classique se trouve facilement en DVD sur internet, pour quelques euros (Ruscico, 2017), avec une version originale sous-titrée et même une version française à la russe, c’est à dire doublée par une seule et unique voix monotone par dessus les voix d’origine. Comme pour une grande partie de son catalogue, la Mosfilm propose aussi ce film en ligne sur YouTube, avec des sous-titres anglais et une très bonne qualité d’image.

Sparta (2018)

De nos jours, dans un petit lycée de Saint-Pétersbourg, une jeune enseignante est retrouvée morte, défenestrée. Un capitaine de police au passé dramatique (Artiom Tkatchenko) est chargé d’une enquête plus compliquée que prévue : l’attitude des élèves, manipulateurs et obnubilés par un mystérieux jeu vidéo, Sparta, laisse à penser que la jeune femme ne s’est peut-être pas suicidée.

Diffusée en Russie sur la première chaîne (Pervi Kanal) avec un certain succès, la mini-série SPARTA (Sпарта) est disponible en France sur Netflix depuis 2019, dans son format original de huit épisodes d’environ 50 minutes chacun. Présenté comme un thriller et drame psychologique plein de suspens, avec ambiance cyberpunk, le programme s’inscrit dans l’air du temps, sans véritable originalité apparente. La série centre son action sur deux personnages antinomiques, très stéréotypés : un flic mal rasé au passé trouble (sa femme s’est suicidée sous ses yeux), souffrant des séquelles physiques et psychologiques d’un AVC, dévoué à son enquête qu’il mène avec une fausse nonchalance, en croquant des tomates – la figure « classique » du flic ou détective cabossé par les épreuves de la vie, présente au cinéma et à la télévision depuis les années 1930. Face à lui, un jeune lycéen charismatique (Alexandre Petrov), charmeur et énigmatique, stratège-gourou d’une bande d’élèves de terminales très soudés. Suivent classiquement des personnages de femmes intrépides (la flic, la légiste, la copine), de politiciens et patrons véreux ou de victimes collatérales.

Au-delà du conformisme de l’écriture, il faut tout le talent des acteurs pour ne pas s’endormir lorsque défile le générique de l’épisode introductif, moyennement convainquant. La mise en scène paresseuse accentue les effets de caméra ou de montage (ralentis, lents travellings, gros plans sur des visages figés) sans jamais parvenir à insuffler le souffle inhérent à l’exercice sériel. Les séquences à l’intérieur du jeu vidéo ne relèvent pas le niveau, bien au contraire : les graphismes font datés, presque kitschs.

Récit choral dans lequel chaque personnage trouve une place essentielle à la résolution de l’énigme, SPARTA semble hésiter entre l’enquête policière, le drame intimiste et le jeu de piste : des flashbacks réguliers transforment l’intrigue en labyrinthe broussailleux, dont on imagine, malgré tout, assez rapidement l’issue, malgré des rebondissements inespérés et des voies a priori sans issue. Huis clos oblige, le scénario et la caméra du réalisateur insistent trop souvent sur un détail précis afin que le spectateur comprenne aussitôt son importance pour la suite, ce qui gâche un peu le plaisir.

Les cinq premiers épisodes pataugent ainsi dans cette ambiance sombre, parfois inintelligible et mal servie par une mise en scène placide. Heureusement, les trois derniers chapitres dynamisent l’action et lui confèrent (enfin) l’intérêt espéré depuis le début. En s’éloignant des motifs originels (jeu vidéo et monde virtuel, crime passionnel), la série dérive doucement sur des thématiques politico-sociales (la corruption, le pouvoir, l’argent, la pédophilie) et philosophiques. L’un des personnages principaux se révèle partisan d’un eugénisme scientifique et idéologique, à l’origine du jeu vidéo Sparta, dont le nom s’inspire de l’organisation sociale de la Sparte antique. Les théories raciales du jeune homme arrivent, hélas, un peu tard dans la série pour être développées davantage, alors qu’elles constituent le cœur de la trame policière et l’un des points d’orgue de l’explication finale. À ce titre, certaines séquences de « monologues stoïques », au son des idées de Malthus, Darwin ou Nietzsche, sont glaçantes – donc très réussies.

Il faut parier que la série aurait pu être meilleure avec un traitement plus surprenant des personnages et une intrigue concentrée, bâtie autour des errements philosophiques du chef de la révolte spartiate – de fait, il y a facilement un ou deux épisodes de trop dans cette dystopie. SPARTA se fend de conclure le huitième épisode dans un futur très proche (2020), où les populations « faibles » vivent à travers un casque de réalité virtuelle, non loin d’étudiants radicalisés prêts à suivre, jusqu’au meurtre, le diktat de nouveaux starets égocentriques. L’ensemble sent le réchauffé, mais ce n’est pas toujours si mauvais.

SPARTA est disponible sur Netflix en version originale sous-titrée, uniquement.

Better than us (2018)

La série BETTER THAN US (Лу́чше, чем лю́ди, 2018-2019) a constitué un petit événement quand elle a été achetée par le géant américain Netflix pour figurer dans son catalogue international, au début de l’année 2019. Un rapide coup d’œil sur tous les sites, forums et blogs semble le confirmer : jamais une production audiovisuelle russe n’a été aussi commentée – plateforme à succès oblige.

N’étant pas véritablement adepte ni connaisseur du monde pléthorique des séries contemporaines, je ne rentrerai pas dans les débats byzantins qu’ont suscité les deux premières saisons quant à leur manque d’originalité, leur supposée inspiration suédoise ou la crédibilité des personnages. Ce qui frappe en premier lieu, c’est l’absence de tout cadre géographique précis : une grande métropole mondialisée, sans davantage de précisions. Le russe étant suffisamment spécifique pour ne pas confondre avec New York ou Londres, on imagine assez bien qu’il s’agit de Moscou, dénuée de ses atours de carte postale. Cette standardisation urbaine en dit long sur le monde à venir et sert plutôt bien l’intrigue, au détriment des spécificités russes qui auraient permis à la série de se démarquer. Il faut bien l’avouer, pour ceux qui regarderont la série en version française (une large majorité des utilisateurs de Netflix), la seule différence avec une série américaine sera l’utilisation massive du cyrillique sur les écrans, omniprésents dans le récit. Pas vraiment de quoi imposer un soft power

Pour autant, cette histoire de robots aux émotions humaines est prenante et impose un rythme particulier, beaucoup moins épileptique que d’autres productions télévisuelles ou cinématographiques de notre temps. Elle permet aussi une réflexion sur les transformations des sociétés contemporaines, que l’on constate toujours aussi gangrenées par la corruption, la violence, la misère sexuelle et les problèmes familiaux.

BETTER THAN US peut être aussi l’occasion de revoir quelques grands films de science-fiction ou dystopies qui ont marqué le cinéma de ces dernières décennies et qui traitent de thèmes similaires : BLADE RUNNER (Ridley Scott, 1982) d’abord, remarquable adaptation du roman de Philip K. Dick dans laquelle les robots servent aussi bien de domestiques que d’objets sexuels ; A.I. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (Artificial Intelligence: A.I., Steven Spielberg, 2001) ensuite, où certains robots ressemblent à s’y méprendre à des humains ; HER (Spike Jonze, 2013) enfin, chef d’oeuvre mélancolique, dystopie la plus proche de nous, peut-être la plus angoissante.

La SAISON 1 (2018, 8 épisodes) est centrée sur la famille du médecin Safronov et l’évolution de la personnalité du robot nouvelle génération, Arisa – incarné par la magnifique Paulina Andreeva. Au centre d’enjeux politiques, économiques et idéologiques, Arisa ne poursuit qu’un seul objectif : la quête du bonheur familial de son maître … et elle est prête à tuer tous ceux qui pourraient l’entraver. Si la caméra à l’épaule et les plans de drones peuvent lasser, l’intrigue est suffisamment bien construite pour susciter un intérêt constant. L’action n’est pas la priorité de ces premiers épisodes. Comme dans chaque série d’ampleur, certains personnages sont plus attachants que d’autres.

La SAISON 2 (2019, 8 épisodes) reprend exactement où s’était arrêtée la première – d’ailleurs, Netflix n’a pas fait de distinction, tant les 16 épisodes forment une histoire complète. Davantage portée sur le mouvement des personnages, elle s’égare plus souvent en intrigues secondaires, parfois doucement improbables ou fatigantes, et certains personnages deviennent franchement affligeants de stupidité (le fils et la femme de Sofronov, notamment). Légèrement plus manichéenne – les vrais méchants contre les vrais gentils -, elle perd aussi de sa saveur quand Arisa est reléguée au second plan, pour laisser place aux intrigues personnelles de Toropov (Alexandre Oustiougov).

Heureusement, le dernier épisode constitue une véritable fin pour ces deux saisons. Un dernier plan laisse une ouverture possible pour une suite, évidemment. Le générique de fin est agrémenté d’un sympathique bêtisier des principaux acteurs, l’occasion de sourire enfin après tant de violences … et de se souvenir que tout ceci n’est que science-fiction, les acteurs étant bien (tous) des êtres humains !