Bon anniversaire à … Nikolaï Bourliaïev (1946)

Le 1er septembre 1962, lors de la Mostra de Venise, le monde entier découvrait le visage d’un jeune garçon orphelin perdu dans les brumes de la Seconde Guerre Mondiale, éclaireur courageux de l’Armée rouge. Dans son premier long métrage, Andreï Tarkovski décrit L’ENFANCE D’IVAN (Иваново детство) à travers les yeux de Nikolaï Bourliaïev, dont c’est assurément le rôle le plus célèbre.

On sait peut-être moins que l’acteur a poursuivi une riche carrière par la suite, alternant les compositions dramatiques auprès de réalisateurs importants. Toujours adolescent, il est l’un des enfants de Leningrad dans ENTRÉE DANS LA VIE (1963, Вступление) d’Igor Talankine puis retrouve Tarkovski pour incarner le fondeur de cloche orphelin, Boriska, dans ANDREÏ ROUBLEV (1969, Андрей Рублёв).

Dans les années 1970, plus présent à la télévision, on le voit encore dans des rôles secondaires au cinéma chez Alexeï Guerman (1971, LA VÉRIFICATION, Проверка на дорогах) ou Nikita Mikhalkov (1980, QUELQUES JOURS DE LA VIE D’OBLOMOV, Несколько дней из жизни И. И. Обломова). La décennie 1980 est plus faste : tête d’affiche de ROMANCE DU FRONT (1983, Военно-полевой роман), le film obtient de nombreuses récompenses et sera même nommé 20 ans plus tard à l’Oscar du meilleur film étranger. Nikolaï Bourliaïev écrit, réalise et interprète ensuite un film sur l’écrivain Mikhaïl Lermontov (1986, LERMONTOV, Лермонтов).

De ses derniers rôles au cinéma, on retiendra surtout deux figures martyres de premier plan : Jésus dans LE MAÎTRE ET MARGUERITE (1994, Мастер и Маргарита) de Iouri Kara, puis le dernier tsar Nicolas II dans L’AMIRAL (2008, Адмиралъ) d’Andreï Kravtchouk.

Né le 3 août 1946 à Moscou, Nikolaï Bourliaïev fête aujourd’hui ses 74 ans !


Mise à jour du 3 août 2020 :

Le souvenir d’Andreï Kontchalovski, publié sur sa page Facebook :

« Kolya et moi nous sommes rencontrés en 1959. Je cherchais un acteur pour le rôle principal de mon court métrage d’étudiant, L’ENFANT ET LE PIGEON (1961, Мальчик и голубь). Dans la rue Gorki, j’ai vu un garçon qui me semblait amusant. Je lui ai dit « Mec, tu voudrais faire du cinéma ? ». Habituellement, on répond toujours positivement à ce genre de question. Kolya ne s’est pas précipité pour répondre : « D’où venez-vous ? » « Je viens du VGIK ! » « Prouvez-le ! ». Je lui ai montré un papier d’étudiant. Alors, seulement, il a accepté de me parler. »

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